Le 18 aux couleurs de Notting Hill, Milokan démonte les clichés sur le Vodoun
Invitée hors les murs par le Jardin des Traverses, l'association Milokan a profité du carnaval caribéen du 18e arrondissement pour offrir au public parisien une plongée sincère dans la spiritualité vodoun.
ÉvénementsSeptembre 20263 min de lectureRédaction Milokan
Paris 18e, Boulevard Ney — Samedi 12 septembre 2026
Le temps d'un après-midi et d'une soirée, le boulevard Ney a pris des airs de carnaval. À l'invitation du Jardin des Traverses, l'association Milokan s'est installée hors les murs pour la première fois sur cet événement, avec une mission claire : parler du Vodoun sans filtre, loin des images d'Épinal qui lui collent trop souvent à la peau.
Le stand Milokan, Boulevard Ney — 12 septembre 2026.
Le Jardin des Traverses, un tiers-lieu qui fait résonner les cultures caribéennes
Installé sur un ancien tronçon de la Petite Ceinture, le Jardin des Traverses s'est imposé en quelques saisons comme un tiers-lieu incontournable du 18e arrondissement, mêlant agriculture urbaine, programmation culturelle et vie de quartier. Pour cette édition du Notting Hill Festival, le lieu avait vu les choses en grand : défilé carnavalesque, gastronomie de rue, stands artisanaux, percussions afro-caribéennes, gwo ka guadeloupéen, showcase mode et concerts live se sont succédé tout au long de l'après-midi et de la soirée, dans une ambiance résolument festive et communautaire.
Un cadre idéal pour célébrer les cultures caribéennes et afro-descendantes du quartier — et une occasion, pour les associations locales, de venir à la rencontre d'un public curieux et nombreux.
Milokan hors les murs : dire le Vodoun tel qu'il est
C'est dans cet esprit que l'association Milokan a répondu présent. Dès 16h45, ses membres ont pris la parole pour présenter le Vodoun au public : ce qu'il est réellement, et surtout ce qu'il n'est pas, au-delà des clichés qui l'entourent trop souvent dans l'imaginaire collectif. Une prise de parole assumée, pédagogique, à contre-courant des raccourcis habituels.
Sur le stand, l'échange s'est fait sans détour : curieux de passage, familles, visiteurs simplement intrigués par les couleurs du Notting Hill Festival — chacun a pu interroger directement les membres de Milokan, qu'il s'agisse de questions nées de la curiosité, de préjugés tenaces ou d'une réelle envie de comprendre. Un dialogue en direct, mené avec pédagogie et sans jamais éluder les sujets qui dérangent, pour ouvrir une brèche dans une spiritualité encore trop souvent mal comprise en France.
Ambiance du Notting Hill Festival — Jardin des Traverses, 12 septembre 2026.
Échange avec le public autour de la spiritualité vodoun.
Une présence remarquée, une démarche à poursuivre
Aux côtés d'autres associations et artistes du quartier — percussions, gwo ka, mode, concerts et DJ sets —, Milokan a trouvé sa place naturelle dans ce Notting Hill Festival : celle d'un espace de dialogue, ouvert et sans jugement, sur une spiritualité qui fait partie intégrante du patrimoine culturel franco-caribéen. Les nombreux échanges du jour confirment, s'il en était besoin, l'intérêt d'un public toujours plus curieux d'aller au-delà des idées reçues.
À propos de l'association Milokan
Association Franco-Caraïbéene basée en région parisienne, Milokan œuvre à la préservation et à la transmission de la culture haïtienne à travers ses racines africaines. Formations en chants et percussions, podcast culturel, événements communautaires : Milokan est une maison ouverte à tous ceux qui souhaitent cultiver un lien vivant avec le patrimoine haïtien.
Milokan était présent au 18. Le dialogue, lui, continue.